L’exercice 2025 s’inscrit dans une dynamique de stabilisation et de renforcement après plusieurs exercices marqués par une sinistralité record. Malgré un contexte économique globalement incertain, l’établissement affiche une santé robuste, témoignant d’une gestion prudente et rigoureuse.
Résolument orientés vers le futur, les investissements consentis en faveur de la prévention et de l’intervention garantissent la pérennité de l’institution dans un environnement caractérisé par des risques croissants. Ces engagements visent à réduire la sinistralité et à renforcer la sécurité de notre patrimoine bâti, contribuant ainsi à maintenir des prestations d’assurance de qualité à des conditions compétitives.
Tout en consolidant la solidité financière de l’ECAP, le résultat 2025 a également permis le versement de 2,5 millions de francs sous forme de rabais de prime, prouvant ainsi que l’efficacité du modèle des ECA profite directement aux propriétaires neuchâtelois.
Au-delà des chiffres, ce rapport illustre la triple mission de l’ECAP : Assurer, Prévenir, Intervenir.
Pour le secteur de l’Assurance, 2025 aura été une année clémente sur le front des sinistres dans le canton. Si les dommages dus aux incendies restent à un niveau relativement élevé, les éléments naturels ont, de manière générale, épargné les bâtiments neuchâtelois. Seuls quelques épisodes de vents violents ont provoqué des dégâts certes nombreux, mais peu conséquents.
Ce relatif répit a été le bienvenu. En effet, le traitement des dossiers de La Chaux-de-Fonds et du Locle a continué de mobiliser une part importante des ressources de l’Établissement, mais aussi des artisans. Il aura également permis de progressivement rediriger l’activité des expertes et experts vers l’estimation périodique des bâtiments dont le rythme avait ralenti en raison de la sinistralité.
Deux axes principaux ont marqué l’activité. du secteur de la Prévention durant l’exercice écoulé. D’une part, le prochain avènement des nouvelles prescriptions de protection incendie qui devraient sensiblement modifier les rôles respectifs des autorités et des propriétaires. D’autre part, la poursuite de la campagne de prévention contre les dangers liés au ruissellement dont l’intérêt des propriétaires et le nombre de sollicitations attestent du bien-fondé.
Les collaborateurs œuvrant pour l’Intervention ont, quant à eux, pris possession de la nouvelle piste d’exercice de la Presta, inaugurée au mois de septembre. Ces infrastructures, adaptées à l’évolution des risques, ont engendré une révision en profondeur des techniques et des programmes d’instruction. L’intégration des interventions contre les éléments de la nature, inondations et feux de forêt, dans les filières de formation s’est poursuivie avec un accent mis sur les collaborations intercantonales.
Sur le plan organisationnel, l’année 2025 aura également été celle d’un passage de témoin. Mme Céline Vara, nouvelle conseillère d’État en charge du Département de la sécurité, de la digitalisation et de la culture (DSDC), a repris la présidence de l’ECAP au terme des 12 ans de mandat de M. Alain Ribaux.
La nouvelle présidente a d’ores et déjà manifesté sa volonté de réaffirmer la mission de l’ECAP en faveur du patrimoine bâti cantonal, dans les valeurs d’équité et de solidarité qui ont guidé l’établissement depuis sa création, il y a plus de deux siècles.
Sur le plan financier, la conjonction d’une faible sinistralité et de marchés boursiers bien orientés a permis de dégager un excédent qui permettra de renforcer les réserves dans un environnement où la fréquence et la violence des événements climatiques restera un défi pour toutes et tous et dans lequel l’ECAP a pour vocation d’être aux côtés non seulement des propriétaires, mais aussi de toute la population du canton.
Céline Vara
Présidente de la Chambre d’assurance immobilière
Jean-Michel Brunner
Directeur de l’ECAP

2025
2024
Presque 67,5 milliards de francs de capital assuré pour 52’450 bâtiments. Ce sont les chiffres impressionnants du patrimoine bâti neuchâtelois: le Littoral avec CHF 35,78 milliards (25'762 bâtiments), les Montagnes avec CHF 20,27 milliards (13'687 bâtiments), le Val-de-Ruz avec CHF 5,96 milliards (6'877 bâtiments) et le Val-de-Travers avec CHF 5,44 milliards (6'124 bâtiments).
En l’absence d’indexation des valeurs d’assurance, le capital assuré de l’ECAP a crû de 2.1% en 2025. Dans le même temps, le nombre de bâtiments n’a augmenté que de 0.93%, Si cette différence traduit la revalorisation due aux estimations périodiques, elle montre aussi les efforts faits en matière d’entretien et de rénovation des bâtiments dans le canton. Avec plus de 6% de croissance représentant quelques 386 millions de francs, le secteur de l’industrie et de l’artisanat a affiché la plus forte progression relative sur douze mois. Sur la même période, les bâtiments dévolus à l’habitation ont augmenté de 152 unités en nombre absolu et de 799 millions de francs (+1.8%) sur un ensemble de près de 29’000 immeubles à vocation résidentielle.
Dans le canton de Neuchâtel, les bâtiments, en fonction de leur nombre, sont considérés à :
C’est dans le domaine agricole que la part des bâtiments non massifs est la plus élevée (59%) et, à l’inverse, les bâtiments affectés au « Trafic et Transport » sont massifs à plus des trois quarts. Sur le plan régional, on constate aussi des disparités, certainement liées à la période de construction des bâtiments et à leur affectation.
Les années 2019 à 2024 ont été marquées par un engagement intensif de nombreux experts, tant internes qu’externes, dans le traitement des sinistres dus aux éléments naturels. Il en résulte que les estimations de bâtiments réalisées durant cette période sont inversement proportionnelles au nombre de dossiers de sinistres gérés par ces mêmes équipes d’experts. La fin des travaux relatifs aux sinistres de 2021 et la forte réduction de ceux liés à la tempête de La Chaux-de-Fonds et du Locle ont permis d’accroître le nombre de visites sur site et de dépasser les 5’000 estimations en 2025. Des efforts devront toutefois être consentis dans les années qui viennent pour rattrapper le retard accumulé et se rapprocher du rythme décennal qui constitue la périodicité idéale.
Conformément aux principes appliqués depuis de nombreuses années, c’est la sinistralité enregistrée durant les douze mois précédant la séance du budget qui sert de base à la Chambre d’assurance immobilière pour statuer sur un éventuel rabais. En l’occurrence, durant la période du 1er novembre 2024 au 31 octobre 2025 le coût des sinistres, incendie et éléments naturels, s’est monté à 7.75 millions de francs soit le 48.4% du budget. Fort de ce résultat et en considération du bon rendement des placements, la Chambre a décidé d’octroyer un rabais de 15% sur la prime de base. Il faut rappeler que le dernier rabais accordé aux propriétaires neuchâtelois remonte à 2021. Cette année-là, malgré une forte sinistralité, la Chambre avait souhaité s’associer aux mesures d’allègement des charges de la population en période de Covid.
L’indice des prix de la construction a poursuivi son évolution. L’augmentation particulièrement forte enregistrée en 2022 et 2023 avait obligé l’ECAP à adapter à deux reprises les valeurs d’assurance pour garantir des indemnisations permettant aux propriétaires de reconstruire, notamment en cas de sinistres totaux. Le tassement de la hausse des prix a permis d’éviter une nouvelle adaptation en 2025 et, en août, la Chambre a décidé de maintenir l’indice ECAP à 131 points pour 2026. L’écart entre l’indice de l’Office Fédéral de la Statistique (OFS) et celui de l’ECAP s’est toutefois accru, laissant présager une adaptation nécessaire pour 2027, si la poursuite de l’augmentation des prix devait se confirmer.
L’adaptation des conditions générales, entérinée par la Chambre au mois de novembre vise à améliorer la transparence et tendre à une harmonisation des couvertures au niveau suisse, facilitant ainsi la tâches des propriétaires privés ou institutionnels qui détiennent des biens immobiliers dans plusieurs cantons.
La principale évolution concerne la définition du bâtiment : certains aménagements constructifs ou installations techniques extérieures, mais desservant le bâtiment, par exemple les conduites entre la pompe à chaleur et le bâtiment, pourront désormais être incluses dans la couverture. La répartition des éléments couverts par l’ECAP ou par des assureurs privés est également mieux définie afin d’éviter tout risque de sur- ou sous-assurance.
En matière de sinistres, l’année 2025 s’est révélée très similaire à 2024. Les dommages dus aux éléments naturels ont été limités et sont restés modérément inférieurs à ceux dus aux incendies. Au niveau régional, c’est le Littoral qui a payé le plus lourd tribut aux éléments naturels avec une sinistralité de 0.07‰ du capital assuré, alors que les deux vallées ont été épargnées cette année, avec respectivement un taux de dommages de 0.034 ‰ pour le Val-de-Ruz et 0.038‰ pour le Val-de-Travers. Les Montagnes se situent à un niveau intermédiaire avec 0.049‰. La moyenne cantonale est à 0.058‰. En ce qui concerne les incendies, le Val-de-Travers a connu une sinistralité record avec un taux de dommage de 0.26‰, soit près de dix fois supérieur au Val-de-Ruz. Et bien au-delà de la moyenne cantonale de 0.07‰.
Cinq épisodes particulièrement marquants ont caractérisé l’exercice écoulé, dont deux en juin, confirmant depuis plusieurs années la concentration d’événements météorologiques violents durant ce premier mois d’été.
De façon plus générale, le vent a occasionné près des trois quarts des dommages annuels (74.1%), loin devant la grêle (16,0%) et le ruissellement (8.4%). Pour ces trois principales causes de dommages, le coût moyen des sinistres se monte à 8’310 francs pour la grêle, 3’233 francs pour le ruissellement et 2’760 francs pour le vent.
Le bout du tunnel est en vue, tant pour les propriétaires sinistrés que pour l’ECAP. Le 24 juillet 2025 a marqué les deux ans de l’événement et la fin du délai imparti pour la réparation des dommages dus à la tempête. Afin de pouvoir clore les sinistres déclarés sans suite, connaître le statut des devis en suspens ou à recevoir et accorder un délai supplémentaire en cas de besoin justifié, l’ECAP a contacté l’ensemble des propriétaires ayant encore un sinistre ouvert.
Au 31 décembre 2025 :
En baisse de 8%, les dommages dus aux incendies montrent un profil sensiblement différent par rapport à l’année précédente : Moins de cas (2024 : 222 / 2025 : 166), plus de sinistres importants (6 cas au-delà de 100’000 francs en 2024, 16 cas en 2025).
L’électricité constitue la cause de dommages la plus importante, en particulier en lien avec des appareils défectueux. Viennent ensuite les foyers déterminés1, en particulier les bougies qui représentent près de 20% des dommages annuels. Si les coups de foudre directs ou indirects représentent près d’un tiers des cas déclarés, leurs conséquences restent souvent très limitées avec une moyenne de dommages inférieure à 3’300 francs par cas.
1. Statistiquement, les foyers déterminés regroupent les incendies dus aux allumettes et briquets, aux cigares, cigarettes et pipes, aux bougies, aux soudages et brasages, ainsi qu’aux feux d’artifice.
Dans les axes stratégiques de l’ECAP, les éléments naturels sont clairement définis comme la principale priorité pour les années à venir. Jusqu’en 2025, la politique de réassurance était encore restée basée sur l’incendie, comme risque principal, même si les événements des dernières années ont démontré un clair inversement de la tendance.
Les études de perte maximale probable (PML) menées sous l’égide de l’Union intercantonal de réassurance (UIR) ont fait ressortir une forte hausse du montant des dommages potentiels dus aux éléments de la nature. Ainsi, le plafond de la réassurance traditionnelle à partir duquel les mécanismes de solidarité intercantonale interviennent augmentera de +34% pour l’année 2026, passant de 67.7 à 90.7 millions de francs de dommages annuels.
Malgré une franchise plus élevée pour les incendies, les primes de réassurances annoncées pour 2026 passeront de 15.5% à 21.6% des primes annuelles encaissées par l’ECAP auprès des propriétaires neuchâtelois.% à 21.6% des primes annuelles encaissées par l’ECAP auprès des propriétaires neuchâtelois.

Outre les tâches récurrentes liées au soutien et conseils apportés à divers publics, aux permis de construire, aux subventions et aux contrôles d’installations techniques, l’activité du secteur prévention a été rythmée par les deux campagnes en cours à savoir celle visant à améliorer la prévention incendie dans les EMS et celle ciblant les dangers liés au ruissellement « Pas dans ma maison ». Les travaux préparatoires en lien avec la révision complète des prescriptions de protection incendie (PPI 2026) ont également constitué l’un des points forts de l’année.
Les traditionnelles assemblées des commissions communales de police du feu ont eu lieu à EspaceVal à Couvet, dans les locaux de l’ECAP, le 20 mars pour les représentants des Montagnes et des deux Vallées ainsi que le 25 mars pour ceux du Littoral. Elles ont réuni respectivement 67 et 84 participants.
Outre une statistique des visites effectuées par les communes et une rétrospective des sinistres marquants de l’année précédente, divers thèmes d’actualité ont été abordés, en particulier :
Afin d’apporter un éclairage un peu différent sur certaines problématiques auxquelles les communes sont confrontées en matière de prévention, M. Pierre Aubry, expert en gestion de crise, a dispensé diverses informations et conseils utiles quant à la responsabilité des communes lors d’octroi d’autorisations pour des manifestations. Il a notamment abordé les questions liées au cadre légal, l’évaluation de l’impact sur l’espace public, la sécurité, la gestion des risques, l’accessibilité ou encore la communication de crise.
Les montants payés au titre de subvention contre les incendies et les éléments naturels ont fortement augmenté en 2025 passant de 931’000 francs à plus de 1’633’000, soit une croissance 200’000 de plus de 75%.
Ces hausses s’expliquent principalement par les 2 campagnes en cours en 2025, au profit des EMS et contre le ruissellement.
En prévention incendie, ce sont les mesures concernant la pose ou le remplacement de portes coupe-feu qui représentent la grande majorité des subventions allouées (63.3%), loin devant les installations de détection incendie et d’asservissement (11.8%) ainsi que les formations au maniement d’extincteurs (8.9%).
Les mesures en lien avec la campagne contre le ruissellement constituent près des deux tiers des 584’000 francs consacrés à la prévention contre les éléments naturels, réparties également entre les diagnostics initiaux sur site et les mesures constructives de protection des bâtiments. Les moyens de lutte contre les crues contribuent pour environ un autre quart aux sommes versées.
Les demandes de subventions ont donné lieu à 866 ouvertures de dossiers en 2025, un chiffre record, constituant pour l’ECAP un montant engagé de presque 1.5 million à raison de 27% pour les mesures contre les éléments naturels et 73% contre l’incendie. En nombre de dossiers, les demandes relatives au feu ne représentent que 43% des nouveaux dossiers. Cette proportion inverse traduit le succès de la campagne « Pas dans ma maison » qui propose à un public large des mesures simples et peu onéreuses pour se prémunir des dommages dus au ruissellement.
À mi-parcours, cette campagne de prévention contre les dommages liés au ruissellement, qui se terminera le 31 décembre 2028, continue de rencontrer un beau succès. Les diagnostics initiaux, visant à établir un état des lieux et une identification sommaire des mesures pertinentes, sont fortement sollicités. En 2025, ce ne sont pas moins de 300 propriétaires qui ont bénéficié de cette prestation. Le montant des subventions accordées depuis le début de la campagne atteint 745’000 francs, correspondant à un investissement total de plus d’un million de francs en incluant la part des propriétaires neuchâtelois.
La promotion de la campagne se poursuit, tant directement auprès des nouveaux propriétaires que sur les réseaux sociaux et dans les médias. Le site www.pasdansmamaison.ch apporte régulièrement de nouvelles informations et des témoignages en lien avec des actions entreprises.
Lancée en 2017, la campagne s’est clôturée le 31 décembre 2025. L’heure est donc au bilan de cette action un peu particulière, tant en raison du cercle des bénéficiaires que du contexte politique et sanitaire. En effet, l’initiative est partie en 2016 d’un soutien demandé à l’ECAP par le service cantonal de la santé publique (SCSP) pour réaliser un état des lieux dans les EMS neuchâtelois. Au vu des besoins des différents établissements pour assurer la sécurité de leurs résidents, l’idée d’une campagne de soutien ciblée pour la réalisation de mesures de prévention s’est rapidement imposée. Le principe en a été validé par la Chambre d’assurance immobilière en novembre 2016. Au vu de la durée des processus de planification et de décision, la campagne initialement prévue jusqu’à fin 2020 a dû être prolongée jusqu’à la fin de 2025 pour lui permettre de déployer efficacement ses effets.

CAMPAGNE EMS 2017 – 2025
EMS visités : 56
EMS ayant réalisé des travaux : 33
Subventions versées : 1’426’960.-
Solde à verser en 2026 : 152’851.-
L’Association des établissements cantonaux d’assurance incendie (AEAI) a la charge de la rédaction des normes de protection incendie, sur mandat de l’Autorité intercantonale des entraves techniques au commerce (AIET). Ces normes ont force obligatoire dans toute la Suisse et sont révisées en principe tous les 10 ans. Fruit d’un long travail préparatoire, scientifique puis technique, le projet de révision a été soumis le 15 septembre 2025 à une première phase de consultation auprès de tous les milieux intéressés (experts, ingénieurs, architectes, etc…) afin de l’analyser et de soumettre des commentaires. L’ECAP, en étroite collaboration avec les autres ECA romands, a étudié ces nouvelles normes dans le détail en se penchant en particulier sur les conséquences de leur application dans le canton. Une deuxième étape de consultation est prévue en 2026 auprès des responsables politiques. Ces prescriptions vont influencer, pour la prochaine décennie, toutes les activités de construction allant de la conception à l’exploitation des bâtiments, en passant par le contrôle de leur conformité. Dans les mois à venir, leur mise en application va requérir de l’ECAP un travail intense de formation des différents acteurs, notamment communaux.
Les 25 et 26 septembre, l’ECAP et l’Association des établissements cantonaux d’assurance (AECA) ont rassemblé près d’une centaine d’experts de 19 cantons pour deux journées d’échange d’expérience sur la prévention des dangers liés aux éléments naturels.
La première matinée a permis d’approfondir des enjeux majeurs sur la carte de l’aléa ruissellement, la protection grêle et le changement climatique avec, entre autres, la présentation « Quelles perspectives pour la prévention des événements naturels » de la Prof. Dr. Martine Rebetez (Université de Neuchâtel et Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage). La seconde matinée a été dédiée à des échanges et coups de projecteur sur différents projets notamment : le répertoire Protection grêle et inondations, l’événement de Brienz GR, la crue du Seyon au Val-de-Ruz et l’exhaussement des eaux du lac de Neuchâtel.
Les deux après-midis ont été consacrés à des visites au Val-de-Travers et au Val-de-Ruz afin d’observer concrètement les différents phénomènes et certaines mesures de prévention en action. D’abord au Val-de-Travers avec les travaux réalisés pour la protection du village de Noiraigue contre les éboulements et celui de Travers contre les inondations, puis au Val-de-Ruz avec un accent mis sur les mesures envisagées pour éviter les dommages dus au ruissellement à Fontaines, en particulier.
Après une sensible baisse du nombre de dossiers traités en 2024, le nombre de permis de construire soumis à l’ECAP en 2025 s’est stabilisé. Ce sont au total 4’987 préavis qui ont été rendus sous l’angle de la prévention contre les incendies, les éléments naturels ainsi que de l’accessibilité aux forces d’intervention et la disponibilité en eau d’extinction.
Le 5 février 2025, le Conseil d’État a adopté le nouveau règlement régissant l’activité de ramonage dans le canton. Issu des discussions tripartites entre le Service de la sécurité civile et militaire (SSCM), l’association neuchâteloise des maîtres ramoneurs et l’ECAP, il assouplit le principe du monopole en abolissant les conventions communales et laissant aux propriétaires le libre choix de leur ramoneur parmi les entreprises autorisées à pratiquer dans le canton. Comme par le passé, les propriétaires sont responsables de faire contrôler et, le cas échéant, nettoyer leur installation de chauffage. Les fréquences obligatoires en fonction du combustible utilisé et de la puissance de l’installation sont imposées réglementairement.
Afin de maintenir un suivi sur la réalisation effective des passages des ramoneurs ainsi que la correction d’éventuelles non-conformités constatées par les ramoneurs, l’ECAP a mis en place un système d’enregistrement des contrôles et ramonages effectués permettant d’identifier facilement les installations n’ayant pas fait l’objet des mesures prescrites et d’en informer les communes responsables. Cet outil baptisé «POPCORN» (Plateforme OPérationnelle de COntrôle du Ramonage Neuchâtelois) est basé sur le programme ECAPrev des communes.
Afin de maximiser l’utilité du système, le service de l’énergie et de l’environnement (SENE) a été associé aux discussions afin d’intégrer au projet leur besoin en matière de vérification des vignettes attestant du contrôle de combustion des installations de chauffage. La solution proposée permettra de fluidifier la procédure actuelle et simplifier le travail du service quant au traitement des données.
Au 31 décembre 2025, les ramoneurs avaient enregistré 16’259 visites.

Au cours des dernières années, les risques se sont modifiés, les missions des sapeurs-pompiers ont changé et les techniques d’intervention ont rapidement évolué. L’ECAP, en étroite collaboration avec les régions de défense incendie, anticipe et accompagne cette mutation. Nouveau programme de formation, renouvellement du matériel et des véhicules, concepts d’intervention actualisés, les chantiers sont nombreux depuis quelques années. En mai 2025, l’ECAP a présenté à la commission stratégique de la défense incendie et des secours (Costradis) une planification quinquennale qui constitue le fil rouge des activités du secteur.
Conformément à la stratégie définie par le Chambre d’assurance immobilière qui fixe les dangers naturels comme axe prioritaire du développement des activités de l’établissement pour les années à venir, le centre de formation de Couvet adapte son offre. L’objectif est de disposer des moyens d’intervention de premier niveau dans le canton et de pouvoir monter en puissance grâce à des collaboration élargies.
Contrairement à la lutte contre les incendies qui requiert des moyens techniques de plus en plus complexes, mais relativement peu de main d’œuvre, la défense contre les phénomènes naturels, outre un matériel adapté, demande un personnel nombreux capable d’intervenir sur des zones étendues. Afin d’apporter une réponse à cette problématique, un cours spécifique sera proposé dès 2026, sous la forme d’une formation « allégée » pour des sections d’appui mobilisables en cas d’événement naturel majeur.
Avec un cursus moins contraignant, sans formation au port d’appareils respiratoires, cette nouvelle filière est aussi envisagée comme un moyen d’intégrer dans les régions des citoyens, souhaitant s’engager activement dans les sapeurs-pompiers, de manière un peu différente.

En raison notamment de la phase finale des travaux de construction et de l’aménagement des locaux de Presta, le volume des cours dispensés en 2025 a connu un léger tassement retrouvant son niveau de 2022 et 2023, après une année record en 2024.
58 cours cantonaux ont été organisés, de la formation de base aux cours destinés aux officiers en passant par une large palette de cours techniques. Ces cours ont totalisé 98 journées de formation pour 724 participants, très majoritairement des sapeurs-pompiers neuchâtelois. Sept journées de formation ont été spécifiquement destinées aux membres des groupes d’intervention en entreprise (GIE et GIES).
Mis sur pied par le centre de formation de Couvet sur mandats d’entités fédérales ou intercantonales, les cours fédéraux d’instructeurs et la formation des sapeurs-pompiers professionnels (Académie Latine, SIS Genève) dépendent des candidats inscrits par les diverses instances cantonales. En 2025, l’absence de candidats au cursus de sapeur-pompier professionnel a contribué à réduire l’activité du centre dans ce domaine.
CES COURS ONT TOTALISÉ 98 JOURNÉES DE FORMATION POUR 724 PARTICIPANTS.
Les différents niveaux de la filière de cours pour instructeur ont donné lieu à 8 cours, soit 26 journées pour 144 participants, mobilisant 39 formateurs.
En plus de ces deux catégories de formations, la piste accueille également des cours organisés et dispensés par des tiers, soit des régions de défense incendie et de secours (RDIS) du canton, dans le cadre de leur propre programme d’instruction, soit des entités extérieures. Dans ce cadre l’ECAP fournit, selon la demande des organisateurs, des prestations de sécurité, de logistique, voire d’instruction. En 2025, les installations ont été louées durant plus de 100 journées impliquant 2’162 participants. Au mois de mai notamment, 80 sapeurs-pompiers valaisans sont venus se former durant 2 jours à la Presta.

Après plusieurs années de travaux, conduits tout en garantissant la continuité en tout temps des formations sur le site, l’ECAP a inauguré son plateau technique PRESTA 2, les vendredi 12 et samedi 13 septembre 2025. L’événement a tenu toutes ses promesses en rassemblant avec succès officiels, professionnels et grand public autour d’ateliers immersifs et d’échanges enrichissants.
Le vendredi, la cérémonie officielle marquant l’ouverture du site a réuni 120 invités, pompiers, politiques et partenaires du domaine de la sécurité, sous l’égide de la présidente de l’ECAP, Madame la conseillère d’État Céline Vara. L’inauguration s’est terminée par la traditionnelle coupure du ruban, symbole du travail accompli et de l’entrée de l’ECAP dans une nouvelle dimension de la formation.

Le samedi, journée portes ouvertes, ce sont près de 1’300 visiteurs qui ont afflué pour découvrir les coulisses de ce plateau technique unique. Loin d’être une simple visite guidée, l’expérience s’est voulue résolument interactive. C’est ainsi qu’un public de tous âges a pu :
Chaque démonstration a été l’occasion d’échanges riches avec les formateurs, permettant de comprendre les enjeux de la prévention et les stratégies d’intervention.
Quelques mois avant l’inauguration officielle, les nouvelles infrastructures étaient déjà partiellement ouvertes aux formations organisées par l’ECAP ainsi qu’à la location à des sapeurs-pompiers du canton et de toute la Suisse. Les premiers retours confirment la réussite du projet : un plateau technique attractif permettant des scénarios ultraréalistes, une innovation pédagogique portée par les formateurs de l’ECAP et une attractivité telle que des réservations sont d’ores et déjà enregistrées jusqu’en 2029.
En 2025, le service de piquet de l’inspectorat a été appelé à se déplacer 69 fois sur site à la demande des chefs d’intervention et officiers de direction, au travers de la CNU (Centrale neuchâteloise d’urgence).
Le contrôle par l’inspectorat porte également sur le respect des standards de sécurité cantonaux qui définissent le temps que doivent mettre les forces d’intervention pour arriver sur le site d’un sinistre avec les moyens requis. Les recommandations de la Coordination suisse des sapeurs- pompiers (CSSP), reprises par un arrêté cantonal, stipulent que, « pendant une année civile, tous les objectifs de protection fixés doivent être atteints lors de 80% des interventions au minimum ». En 2025, les 4 régions du canton ont répondu aux exigences du standard de sécurité.
| Région | Taux de respect pour les missions feu / éléments naturels | Taux de respect pour les missions de secours |
|---|---|---|
| Littoral | 99.0% | 94.7% |
| Montagnes | 96.5% | 97.1% |
| Val-de-Ruz | 98.0% | 94.4% |
| Val-de-Travers | 97.8% | 100% |
Le principal dossier traité par la Commission stratégique de la défense incendie et des secours (Costradis) a concerné la planification des investissements pour la période 2025-2030. Sur la base d’un rapport élaboré par les 4 commandants de région et l’ECAP, les membres de la commission ont validé les grands principes en lien avec l’acquisition de moyens (véhicules et engins spécifiques) pour les sapeurs-pompiers. Cette planification intègre, notamment, l’augmentation des dangers liés aux éléments naturels et au stockage d’énergie. Elle donne une vision des véhicules à renouveler dans le cadre des missions de secours et de celles liées au feu et aux éléments naturels.
La commission a mis l’accent sur la nécessité d’exploiter un maximum de synergies possibles, dont :
Le budget 2026 des missions de secours, approuvé par la commission au mois de septembre met un accent particulier sur la formation continue avec deux axes principaux, d’une part, les feux de forêts et de végétation et, d’autre part, les interventions dans les tunnels, pour lesquels les sapeurs-pompiers volontaires seront plus sollicités. Avec des charges de 3.83 millions de francs, il prévoit une baisse du coût par habitant de 5.06% par rapport au budget 2025.
La norme européenne EN 50518 exige une redondance maximale pour garantir la continuité des opérations des centrales d’alarme, tant au niveau des infrastructures physiques que des systèmes informatiques et des processus opérationnels. Les dispositions légales confient à l’ECAP la responsabilité de l’inspection de la centrale d’alarme des sapeurs-pompiers et du contrôle de son efficacité. Ainsi, pour répondre à ces exigences et assurer une disponibilité en toute circonstance, la Chambre d’assurance immobilière a accepté une participation de l’ECAP au financement de la mise en place d’une infrastructure de redondance. L’horizon de mise en exploitation est fixé au début de 2026 sur le site de SISPOL à La Chaux-de-Fonds.
Toujours très sollicités, les opérateurs de la CNU ont répondu en 2025 à 4412 appels d’urgence (2024 : 4380). Ils ont également été sollicités à 4’085 reprises supplémentaires pour des communications opérationnelles, hors alarme, avec les sapeurs-pompiers.
Le temps moyen de réponse aux appels urgents a été de 6.4 secondes.
À l’instigation du Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM), une convention réunit dorénavant plusieurs institutions suisses dans le but de mieux comprendre et maîtriser les risques liés aux batteries Lithium-ion. Outre le CSEM et l’ECAP, l’accord inclut également l’École des sciences criminelles de l’Université de Lausanne (UNIL) et le Commissariat forensique de la Police neuchâteloise.
Cette convention renforce la mission de l’ECAP grâce à l’intégration de technologies avancées améliorant l’efficacité opérationnelle des sapeurs-pompiers. Elle permet d’adapter les formations aux risques émergents des batteries Lithium-ion, tout en optimisant les protocoles d’intervention. Les enseignements tirés des tests expérimentaux garantissent des interventions plus rapides et plus sûres, tout en anticipant les besoins futurs en équipements spécialisés.
L’accès au plateau technique de la Presta permet des tests grandeur nature et offrira à tous les partenaires une opportunité unique de partage de connaissances.
La soirée de nomination et de remerciement des partenaires de la défense incendie et du centre de formation de Couvet a eu lieu le 27 novembre en présence de plus de 80 invités, sapeurs-pompiers et représentants des autorités.
À cette occasion, une nouvelle instructrice fédérale a reçu son diplôme ainsi que les insignes de sa fonction. Ont également été nommés deux monitrices et un moniteur pour les jeunes sapeurs-pompiers, témoignant du succès et du dynamisme de cette filière essentielle au renouvellement des effectifs.au renouvellement des effectifs.

Le règlement relatif aux subventions versées pour l’Intervention en vigueur en 2025 date de 2023. Les ajustements apportés à l’époque avaient principalement pour objectif de soutenir indirectement la campagne de valorisation des sapeurs-pompiers en augmentant l’attractivité du volontariat. Depuis lors, les analyses approfondies sur les moyens et doctrines d’intervention ont abouti à l’élaboration d’un concept stratégique. Au-delà du remplacement et de l’évolution des moyens d’intervention, cette étape importante doit être l’occasion, pour l’ECAP et les collectivités, de concrétiser la volonté de mettre l’accent sur la lutte contre les dommages dus aux éléments naturels et de renforcer les collaborations et le financement interrégional des sapeurs-pompiers. Pour les collectivités, la modification du mode de financement proposé vise à mutualiser la charge des investissements entre l’ensemble des bénéficiaires de la prestation, plutôt que de la laisser reposer sur la seule région qui en détient le moyen. Afin de rationaliser le nombre d’engins plutôt que de les multiplier, un financement élargi par le fonds des missions de secours a été retenu, dont le principe suprarégional permet de répartir les coûts selon le nombre d’habitants.
Le nouveau règlement, dont les principes ont été validés par la Costradis et le contenu formellement adopté par la Chambre d’assurance immobilière au mois d’août, n’aura pas d’impact financier pour l’ECAP. Il entrera en vigueur au 1er janvier 2026.
Les adductions d’eau ont à nouveau donné lieu à une activité intense de l’ECAP en 2025. Si le nombre de dossiers traités n’a augmenté que de 15% par rapport à 2024, les montants versés ont, eux, plus que doublé. À l’origine de cette augmentation, on trouve principalement la subvention de 657’000 francs octroyée au Syndicat intercommunal de la communauté des eaux neuchâteloises (CEN) pour la construction d’un réservoir et diverses conduites d’alimentation et d’interconnexion. Le nouveau réservoir de l’Essert, situé sur les hauts de Cressier, alimente les localités d’Hauterive, de Saint-Blaise, de Cornaux, de Cressier et du Landeron. Si besoin, les communes d’Enges et de Lignières, mais aussi celles du Plateau de Diesse, pourraient se relier à ce réseau essentiel à l’alimentation en eau de secours et de défense incendie.
En 2025, 55 nouvelles demandes sont parvenues à l’ECAP qui ont donné lieu à 901’000 francs de promesses. Les deux principaux dossiers concernent la construction du nouveau réservoir de Valangin, mesure essentielle à la protection incendie du vieux bourg, et l’interconnexion des réseaux entre Fleurier et Buttes.
Le 15 mai 2025 a eu lieu la signature d’une convention entre l’École nationale supérieure des officiers sapeurs-pompiers (ENSOSP) d’Aix-en-Provence et trois partenaires suisses :
Cet accord, officialisé à la Résidence de France à Berne, marque le début d’une nouvelle coopération dans le domaine de la sécurité civile entre la France et la Suisse. Il vise à renforcer la formation des officiers sapeurs-pompiers à travers une convention pluriannuelle.
Les premières sessions de formation ont débuté le 19 mai 2025, avec une première phase en Suisse, suivie de plusieurs modules en France. Deux cadres neuchâtelois en ont déjà profité. L’objectif est qu’ils puissent faire bénéficier les sapeurs-pompiers neuchâtelois des compétences acquises et améliorer la préparation à la maîtrise d’événements de grande ampleur, comme le canton en a connu ces dernières années, au Val-de-Ruz, à Cressier ou à La Chaux-de-Fonds.
L’ECAP continue de jouer son rôle de promoteur et de coordinateur dans la mise en place d’une défense efficace contre les feux de forêt et de végétation. En collaboration étroite avec les cantons de Vaud et Genève, une stratégie d’intervention commune a été développée et s’est concrétisée en 2025 par la décision d’acquisition, dans le cadre des missions de secours, d’un camion-citerne pour les feux de forêts (CCF). Doté de buses sur les côtés et de lances frontales télécommandées, il est capable de transporter 3’500 litres d’eau et peut atteindre des secteurs difficiles d’accès, le rendant aussi apte à intervenir pour défendre des bâtiments isolés en zones rurales. La formation s’adapte également à cette problématique en offrant dorénavant toute une filière spécifique. En 2025, pour la première fois, le centre de formation a organisé un deuxième niveau de cours sur la base de la doctrine développée au niveau romand, son organisation a été rendue possible grâce à une étroite collaboration avec l’ECA du canton de Vaud et l’entreprise CIMO à Monthey.

Les diverses actions entreprises depuis plusieurs années, dont le lancement d’une vaste campagne intercantonale de promotion de l’engagement sapeur-pompier et de sa valorisation auprès des collectivités et des employeurs ont permis de maintenir les effectifs des volontaires durant les 5 dernières années. Si une légère baisse a été enregistrée en 2025 (-1.5%), les efforts menés conjointement par l’ECAP et les régions ont été couronnés de succès lors du recrutement du mois de septembre. Ce ne seront pas moins d’une soixantaine de nouvelles recrues qui seront intégrées dans les différents détachements de premiers secours du canton au début de 2026. Le nombre de sapeurs-pompiers professionnels, reste, quant à lui très stable, passant de 89 à 88 également répartis entre les deux postes permanents de Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds.
Afin d’avoir une image complète des effectifs affectés à la défense incendie dans le canton, il convient de prendre en compte les 203 sapeurs-pompiers d’entreprise dépendant de 5 sociétés et les membres des 28 groupes d’intervention en entreprise (GIE). Ceux-ci, sans être équipés comme des sapeurs-pompiers, peuvent jouer un rôle essentiel dans les premières minutes d’un sinistre et en appui des forces d’intervention grâce à leurs connaissances des sites et de leurs spécificités.
En 2025, le commandement des régions a été assumé comme suit :
| Région Littoral | |
| Commandant de région | lt-col. Stéphane Cosandier |
| Chef des sapeurs-pompiers volontaires | cap. Patrick Vuilleumier |
| Région Val-de-Travers | |
| Commandant de région | maj. Patrick Piaget |
| Région Val-de-Ruz | |
| Commandant de région | maj. David Balmer |
| Région des Montagnes | |
| Commandant de région | lt-col. Grégory Duc |
| Chef des sapeurs-pompiers volontaires | cap. Hervé Lara |
Pour la troisième année consécutive, les placements de l’ECAP ont réalisé une bonne performance en 2025. Ils ont profité d’un bilan très positif des actions notamment suisses, grâce à une résilience notable face aux incertitudes géopolitiques et à la volatilité mondiale, ainsi que de l’immobilier.
Même s’il se confirme que la stratégie de l’ECAP est plus prudente que celle d’autres établissements cantonaux d’assurance ou de caisses de pension, le rendement annuel des placements, y compris les investissements en immobilier direct, a atteint 5.72%.
Le résultat du mois de décembre inclut la réévaluation du parc immobilier.

La stratégie de revalorisation et d’assainissement du parc immobilier de l’ECAP s’est poursuivie en 2025 avec le lancement de nouveaux projets.

Dans un souci de durabilité à plusieurs niveaux, les réhabilitations entreprises visent à diminuer l’empreinte carbone des bâtiments, améliorer le confort des occupants, maintenir des niveaux de loyer accessibles et assurer la pérennité du bâti à long terme, tout en garantissant une rentabilité de l’investissement.
Dans un contexte boursier plein d’incertitudes, mais finalement relativement calme, le comité de placement de l’ECAP s’est réuni à quatre reprises en 2025. Outre le suivi de la performance des placements des différents gérants, il s’est concentré sur l’amélioration des instruments de suivi mensuel des mandats. Ces travaux se sont concrétisés par l’élaboration d’un rapport de contrôle du respect des allocations définies au niveau global et par mandat. Il met également mieux en évidence d’éventuelles déviations par rapport aux exigences fixées.
Le comité s’est également penché sur plusieurs projets immobiliers qu’il a préavisé à l’intention de la Chambre.
Durant sa séance du mois de novembre, la Chambre a désigné les membres du comité pour la nouvelle période législative. Il sera composé de deux membres externes Mmes N. Laville et C. Salva, deux représentants de la Chambre, Mme K. Guillod et M. Y. Callandret ainsi que du directeur et du responsable des services centraux de l’ECAP.
Mis en service en 2023, le nouveau système informatique de gestion de l’assurance, de la prévention et, pour une partie, de l’intervention donne entière satisfaction. Les temps de traitement, en particulier pour la facturation annuelle ont été drastiquement réduits. En fonction des besoins des utilisateurs et des clients, la plateforme continue de s’adapter. En 2025, une nouvelle fonctionnalité a permis à un échantillon d’assurés de recevoir leur facture annuelle de primes et d’abonnement à une installation de détection automatique par courriel. Des évolutions sont également intervenues en vue d’une gestion plus efficace des événements de grande ampleur. À cet égard, les expériences accumulées depuis 2019 ont constitué une base de connaissance précieuse pour saisir l’afflux des déclarations de sinistres, leur attribution à un expert et le suivi des dossiers. L’action menée pour les sinistres de 2023 arrivant au terme du délai légal de réparation a montré tous les bénéfices d’un traitement en masse des dossiers en évitant les saisies manuelles des gestionnaires de dossiers et des assurés.
Diverses réflexions ont également été menées quant au potentiel d’utilisation de l’intelligence artificielle, en particulier en lien avec les contraintes de protection des données. Dans le cadre de la formation des sapeurs-pompiers, une première application pratique a été réalisée avec succès pour l’amélioration de la rédaction des rapports d’évaluation des élèves. D’autres usages seront évalués progressivement dans l’optique de simplifier les activités des collaborateurs et améliorer les prestations destinées aux assurés.
Depuis 2013, l’ECAP met à disposition des régions de défense incendie et de secours la plateforme Eagle regroupant de nombreuses fonctionnalités indispensables à la gestion des corps de sapeurs-pompiers et du centre de formation de Couvet. Au vu de l’obsolescence technologique de la solution, un processus a été mené avec des représentants de chaque région pour définir les contours du successeur d’Eagle. Après l’élaboration d’un cahier des charges détaillé et une évaluation du coût de développement d’une nouvelle solution, il a été décidé de prolonger la vie de cette plateforme, en actualisant ses bases et son architecture tout en améliorant son ergonomie. De nouvelles fonctionnalités de planification seront également intégrées, l’exploitation d’Eagle pourra être prolongée de plusieurs années, évitant ainsi des investissements importants et minimisant les risques liés à un nouveau développement.
La durabilité est solidement ancrée dans le modèle économique des établissements cantonaux d’assurance (ECA). Cette réalité se manifeste en particulier dans les domaines de la prévention et de l’intervention. En effet, tout dommage évité ou atténué se traduit par des ressources épargnées, qui ne devront pas être mobilisées pour la remise en état de bâtiments endommagés. Ce système contribue de ce fait à réduire l’empreinte écologique liée notamment à la reconstruction.
En 2025, l’ECAP a inauguré son nouveau plateau technique « Presta ». Il s’impose comme un outil de référence pour la formation des sapeurs-pompiers et de nombreux partenaires institutionnels. Ses infrastructures innovantes et modulables répondent aux besoins actuels des métiers de l’urgence et de la sécurité, tout en anticipant les défis de demain. Un accent particulier a été mis sur l’environnement avec notamment la récupération d’eau et la gestion écologique des fumées. De plus, une « maison éléments naturels » a été créée permettant de simuler divers événements liés à l’eau. Enfin, une installation 378 panneaux photovoltaïques représentant une surface de 755 m2 et une puissance de 182 kWc a été installée fin 2025.
Durant l’année écoulée, l’ECAP a poursuivi ses efforts en matière de durabilité de son parc immobilier. Ainsi, il a initié des projets de rénovation des immeubles sis rue du Rafour 5 à Saint-Aubin et rue du Parc 9bis et ter à La Chaux-de-Fonds afin notamment d’améliorer l’efficacité énergétique de ces bâtiments. La réhabilitation, en cours, de la Maison Rousseau à Môtiers permettra également de réduire la consommation et la dépendance aux énergies fossiles.
Afin de mieux mesurer la consommation et les émissions de son patrimoine immobilier et leur évolution, l’ECAP, en collaboration avec sa gérance immobilière, a démarré en 2025 un projet de suivi systématique de chacun de ses bâtiments. Les premiers résultats seront disponibles en 2026.
Sans fixer d’objectifs contraignants à ses mandataires, l’ECAP les encourage à porter une attention particulière à la durabilité dans la gestion des portefeuilles. Une évaluation annuelle de différents indicateurs ESG est réalisée afin de suivre l’évolution du rating ESG, de la présence d’activités controversées et de l’empreinte carbone.
Les résultats 2025 montrent à nouveau une amélioration du rating ESG global des placements mobiliers dont la note passe de 7.58 à 7.70 sur un maximum de 10. La part des titres classés dans les deux meilleures catégories soit AAA et AA dépasse pour la première fois les 40%, passant de 37.7% en 2024 à 42% en 2025.
L’empreinte carbone représente la moyenne des émissions, calculée en tonnes de CO2 par million de chiffre d’affaires, des sociétés détenues en portefeuille. Elle couvre le scope 1 (émissions directes, issues de combustibles fossiles ou de processus industriels) et le scope 2 (émissions indirectes associées à la production d’énergie importée pour les activités de l’organisation). En 2025, après 3 ans de baisse et à l’instar de notre indice de comparaison (moyenne des fonds balancés), cet indicateur a progressé pour s’établir à 54.6 contre 52.1 en 2024. L’empreinte carbone du portefeuille reste toutefois encore nettement inférieure à l’indice de comparaison (72.5 en 2025).
L’ECAP est également membre de la fondation Ethos aux côtés de plus de 250 investisseurs institutionnels. Il exerce, au travers d’Ethos, les droits de vote inhérents aux actions suisses détenues en portefeuille. L’Établissement est en outre membre de l’Ethos Engagement Pool Suisse et International. Ces programmes permettent d’entretenir un dialogue avec de nombreuses sociétés en vue de les inciter à améliorer leurs pratiques environnementales, sociales et de gouvernance.
À la suite du renouvellement des autorités cantonales, la présidence de la Chambre d’assurance immobilière (conseil d’administration de l’ECAP) a été reprise le 27 mai 2025 par Mme Céline Vara, nouvelle conseillère d’État en charge du Département de la Sécurité, de la Digitalisation et de la Culture. Elle remplace M. Alain Ribaux qui a présidé la Chambre pendant 12 ans.
Au 31 décembre 2025, la composition de la Chambre d’assurance immobilière est la suivante :
| Présidente : | Mme la conseillère d’État, Céline Vara, Neuchâtel |
| Vice-présidente : | Mme Manuela Surdez, La Chaux-de-Fonds |
| Membres : | Mme Katia Guillod, Fontaines Mme Valérie Patthey, Môtiers M. Yanis Callandret, Neuchâtel M. Denis Clerc, La Chaux-de-Fonds M. Thierry Grosjean, Auvernier |
La fin de la législature marque également l’échéance, à la fin de l’année, des mandats des administrateurs de l’ECAP. Trois d’entre eux n’ont pas sollicité le renouvellement de leur mandat. Ainsi, Mme M. Surdez, MM. D. Clerc et T. Grosjean seront remplacés dès le 1er janvier 2026 par respectivement Mme F. Queloz et M. P. Langel de La Chaux de-Fonds et M. A. Ribaux, de Neuchâtel qui a accepté de continuer à mettre son expérience au service de l’ECAP.
En 2025, deux changements sont intervenus dans le comité de direction de l’ECAP. Au 1er février, M. Massimo Vitalba a repris la responsabilité du secteur Assurance, suite au départ à la retraite de M. Pascal Eschmann et au mois d’août, M. Victor Vogt a débuté son activité comme responsable des services centraux, dans une fonction qui cumule, notamment, les finances, les ressources humaines et la communication.
| Yves Affolter | Neuchâtel |
| Cédric Aklin | Bevaix |
| Marion Beuchat | Cressier |
| Paolo Cattoni | Saint-Blaise |
| Géraldine Chapatte | Les Bois |
| Denis Cherbuin | Môtiers |
| Karin Davies | La Chaux-de-Fonds |
| Silvia de Oliveira | Fleurier |
| Fabienne Denoréaz Paul | Neuchâtel |
| Michaël Desaules | Neuchâtel |
| Sophie Erard | Le Landeron |
| André Escobar | Neuchâtel |
| Christophe Farine | Valangin |
| Olivier Favre* | Fleurier |
| Sabine Girardin | La Chaux-de-Fonds |
| Catherine Grandjean | Hauterive |
| Florence Hippenmeyer | Chaumont |
| Mark Hübscher | Neuchâtel |
| Frédy Jacot* | Chézard St-Martin |
| Benjamin Jaggi | Saint-Blaise |
| Florian Kocher | Neuchâtel |
| Olivier Kohli | Le Pâquier |
| Aurélie Mahy | Corcelles |
| Vincenzo Mortilla | Cornaux |
| Martin Mouzo | Cormondrèche |
| Chantal Préat Allanfranchini | Neuchâtel |
| Mélanie Rodriguez | Cernier |
| Cindy Ruesch | Saint-Aubin-Sauges |
| Expertis Fiduciaire SA | La Chaux-de-Fonds |
Pour la deuxième année consécutive, une faible sinistralité et un rendement favorable des placements concourent à un bon résultat de l’ECAP. Après la perte historique de 2023, l’Établissement peut ainsi reconstituer son capital et adapter ses réserves à la hausse de la valeur du patrimoine bâti cantonal. L’anticipation de ce résultat a également incité la Chambre d’assurance immobilière à accorder un rabais sur les primes 2026, restituant ainsi plus de 2.5 millions de francs aux propriétaires neuchâtelois. Le résultat net de l’exercice se monte ainsi à 28.03 millions de francs.
En l’absence d’indexation au 1er janvier 2025, la progression des primes de + 1.17% reflète l’évolution de la valeur du capital assuré en fonction des nouvelles constructions et transformations, des démolitions et du solde net des réévaluations périodiques.
Les primes nettes de réassurance baissent de 5.63 millions à 4.74 millions de francs grâce à une participation aux excédents octroyée par notre faîtière de réassurance en raison du bas niveau de sinistres enregistré en Suisse en 2024.
La charge nette des sinistres influe fortement sur le résultat au travers de la révision, à la baisse, de la provision relative aux sinistres de 2023 dans les Montagnes.
Avec les charges d’exploitation, ces différents éléments constituent le résultat technique de l’assurance pour l’exercice qui se monte à 15.76 millions de francs.
Les charges d’exploitation sont maîtrisées, en hausse de 0.4% par rapport à 2024, mais de 3.5% inférieures au budget.
En revanche, les montants consacrés aux subventions, versées durant l’exercice (+ 702’000 francs) ou promises (+ 368’000 francs), sont en très forte hausse et ont presque doublé en une année, témoignant du succès des actions proposées.
Le solde positif de l’activité permet une attribution au fonds pour la prévention des dommages de 680’000 francs.
L’augmentation des produits de 384’000 francs est due en partie à la contribution des assureurs privés (+4.6%) qui versent à l’ECAP 5 centimes par tranche de 1’000 francs de valeur mobilière assurée dans le canton.
Les charges d’exploitation progressent, traduisant l’augmentation du volume d’activité en lien avec l’extension de la Piste de la Presta. Les montant consacrés à la formation et aux équipements personnels sont en hause de 650’000 francs, soit le montant extraordinaire accordé par la Chambre en cours d’année pour l’équipement des tenues de travail légères pour l’ensembles de sapeurs-pompiers du canton.
Globalement, les subventions versées au titre de la défense contre les incendies et les dommages naturels ont été moins sollicitées que prévus dans presque tous les domaines, matériel, véhicules, constructions, etc. A l’inverse, les montant consacrés aux adductions d’eau ont très fortement progressés en raison de l’avancement simultanés de nombreux projets en 2025. Le montant principal, relatif à l’extension du réseau de la CEN (communauté des eaux du district de Neuchâtel), sera prélevé au fonds d’actions spéciales, alimenté dans ce but.
Les comptes du secteur se bouclent avec un excédent de charges de 2.43 millions de francs. Ceux-ci sont prélevés au fonds pour l’intervention, permettant la poursuite de la réduction de la fortune selon la planification pluriannuelle.
Les comptes 2025 des missions de secours s’inscrivent dans la continuité. Les produits sont légèrement supérieurs à ceux de 2024 (+0.9%) et sensiblement plus élevés que le budget (+5.87%). Parallèlement, les charges sont en recul, par rapport à l’exercice précédent (-4.67%) comme par rapport au budget (-8.19%). Finalement, le fonds enregistre une augmentation de 415’000 francs. La Commission stratégique de la défense incendie et des secours est compétente pour décider de l’affectation du résultat.
La maîtrise des charges résulte d’une part des efforts de rationalisation et de contrôle consentis par le commandement des missions de secours et d’autre part d’un manque de ressources ayant conduit à devoir renoncer à certaines dépenses. Cela transparaît, principalement en termes de formations, tant à l’école latine qu’en matière de formation continue. Le report de livraison de certaines commandes de matériel et de véhicules influe aussi sur les comptes d’amortissement et de location.
En matière de formation continue, il faut relever que, même si le budget n’a pas été atteint, l’investissement a doublé par rapport à 2024, notamment avec un accent particulier mis sur la formation des sapeurs-pompiers volontaires pour les interventions dans les tunnels afin de respecter les prescriptions de l’OFROU.
Finalement, la part libre du fonds des missions de secours se monte à 531’000 francs, la part réservée correspondant à des engagements en cours ou validés par la Costradis pour le financement de véhicules dédiés aux différentes missions.
Le placement des capitaux – en valeurs mobilières et immobilières – a dégagé en 2025 une performance nette de frais de 5.72%, par rapport à un indice de référence de 5.16% (sans déduction de frais de gestion ou de courtage).
Ce résultat de 19.29 millions englobe aussi bien les bénéfices réalisés (intérêts, dividendes ou loyers), que les bénéfices non réalisés (variations de cours de titres en portefeuille au 31.12).
Les charges, outre de possibles pertes sur titres, comprennent principalement les honoraires des mandataires de l’ECAP (placements et gestion d’immeubles) et les charges d’immeubles, (frais de gestion et d’entretien et variations de valeurs immobilières basées sur la méthode DCF).
Après déduction d’une charge de 4.8 millions de francs comme complément à la provision pour variation de valeur, la contribution des placements au résultat net de l’ECAP est de 12.27 millions de francs. Le montant des placements au 31.12.2025 s’élève à 357’290’000 francs.
Selon le principe d’un tournus de 4 ans la Chambre a désigné le nouvel organe de révision de l’ECAP lors de sa séance du mois d’avril 2025. Il s’agit de la société Expertis Fiduciaire SA à Cernier.
Le principe d’une révision en deux étapes demeure inchangé, un audit préliminaire centré sur le système de contrôle interne en fin d’année suivi d’un audit comptable après la clôture de l’exercice.
Pour leur première intervention, les auditeurs d’Expertis se sont concentrés sur les processus financiers (gestion des liquidités, des réserves et des encaissements) et ressources humaines (gestion des salaires et des charges).
Le contrôle des comptes 2025 proprement dit a eu lieu la semaine du 2 mars 2026.
Les comptes ont été approuvés par la Chambre d’assurance immobilière lors de sa séance du 30 mars 2026, en présence de l’auditeur.


| Chiffres en milliers de francs | Explications | 31.12.2025 | 31.12.2024 | Variation |
|---|---|---|---|---|
| **Actif | ||||
| *Actifs immobilisés | ||||
| Placements de capitaux | 1 | 357’290 | 334’436 | 22’854 |
| Participations | 2 | 8’651 | 8’367 | 284 |
| Immobilisations incorporelles | 3 | 9 | 554 | -545 |
| Immobilisations corporelles | 16’614 | 16’854 | -240 | |
| #Total Actifs immobilisés | 382’564 | 360’210 | 22’354 | |
| *Actifs circulants | ||||
| Actifs de régularisation | 4 | 1’141 | 1’033 | 107 |
| Créances | 5 | 1’547 | 2’431 | -883 |
| Liquidités | 37’371 | 18’378 | 18’993 | |
| #Total Actifs circulants | 40’059 | 21’842 | 18’217 | |
| ##Total Actif | 422’623 | 382’052 | 40’571 | |
| **Passif | ||||
| *Capitaux propres | ||||
| Réserves provenant des bénéfices accumulés | 221’224 | 194’541 | 26’683 | |
| Résultat net de l’exercice | 28’031 | 26’683 | 1’348 | |
| #Total Capitaux propres | 249’255 | 221’224 | 28’031 | |
| *Capitaux étrangers | ||||
| Provisions techniques d’assurance | 6 | 7’640 | 689 | 6’952 |
| Provisions techniques pour fluctuation et sécurité | 7 | 45’502 | 45’679 | -178 |
| Provisions non techniques | 8 | 53’874 | 53’528 | 345 |
| Provisions pour risques liés aux placements de capitaux | 9 | 51’769 | 46’959 | 4’810 |
| Passifs de régularisation | 10 | 8’789 | 8’799 | -10 |
| Dettes | 11 | 5’794 | 5’173 | 621 |
| #Total Capitaux étrangers | 173’369 | 160’828 | 12’540 | |
| ##Total Passif | 422’623 | 382’052 | 40’571 |
| Chiffres en milliers de francs | Explications | 2025 | 2024 | Variation |
|---|---|---|---|---|
| Produits des primes nettes d’assurance | 30’447 | 30’093 | 353 | |
| Primes de la réassurance | 12 | -4’741 | -4’785 | 894 |
| *Primes acquises pour propre compte | 25’706 | 24’458 | 1’248 | |
| Charges nettes des sinistres | 13 | -2’693 | -11’347 | 8’653 |
| Variation des provisions techniques et des provisions pour fluctuation et sécurité | 14 | -2038 | -1’348 | -690 |
| Charges d’exploitation | 15 | -5’266 | -5’184 | -82 |
| Autres produits d’exploitation | 53 | 48 | 5 | |
| Autres charges d’exploitation | -3 | -26 | 23 | |
| *Résultat technique | 16 | 15’758 | 6’601 | 9’157 |
| Produits pour la prévention | 5’145 | 5’071 | 74 | |
| Charges pour la prévention | -4’685 | -4’083 | -601 | |
| Variation des provisions non techniques pour la prévention | -460 | -987 | 527 | |
| *Résultat pour la prévention des dommages | 17 | 0 | 0 | 0 |
| Produits pour l’intervention | 8’774 | 8’390 | 384 | |
| Charges pour l’intervention | -11’860 | -9’732 | -2’128 | |
| Variation des provisions non techniques pour l’intervention | 3’086 | 1’342 | 1’744 | |
| *Résultat pour l’intervention | 18 | 0 | 0 | 0 |
| Produits pour les missions de secours | 3’939 | 3’904 | 35 | |
| Charges pour les missions de secours | -3’524 | -3’697 | 173 | |
| Variation des provisions non techniques pour les missions de secours | -415 | -207 | -208 | |
| *Résultat pour les missions de secours | 19 | 0 | 0 | 0 |
| Produits des placements de capitaux | 20 | 24’949 | 24’804 | 144 |
| Charges des placements de capitaux | 21 | -5’666 | -4’626 | -1’040 |
| *Résultat des placements de capitaux avant variation des provisions pour risques liés aux placements de capitaux | 22 | 19’283 | 20’178 | -895 |
| Variation des provisions pour risques liés aux placements de capitaux | 23 | -4’810 | 1’903 | -6’714 |
| Attribution / prélèvement provisions immeubles | -2’200 | 0 | -2’200 | |
| *Résultat des placements de capitaux | 12’272 | 22’082 | -9’809 | |
| *Résultat d’exploitation | 28’031 | 28’683 | -652 | |
| *Résultat hors exploitation | 24 | 0 | -2’000 | 2’000 |
| *Bénéfice/perte | 28’031 | 26’683 | 1’348 |
| Chiffres en milliers de francs | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
| *Flux de trésorerie relatif à l’exploitation | ||
| Bénéfice/Perte | 28’031 | -26’683 |
| Pertes réalisées ou non sur placements de capitaux | 4’340 | 3’349 |
| Bénéfices réalisés ou non sur placements de capitaux | -18’171 | -20’816 |
| Amortissements sur immobilisations incorporelles | 545 | 448 |
| Amortissements sur immobilisations corporelles | 2’903 | 2’777 |
| Variation des provisions techniques d’assurance | 6’952 | -24’835 |
| Variation des provisions techniques pour sécurité et fluctuation | -178 | 1’362 |
| Variation des provisions non techniques | 345 | -1’864 |
| Variation de la provision pour risques liés aux placements de capitaux | 4’810 | -1’903 |
| Variation des créances | 883 | -564 |
| Variation des actifs de régularisation | -107 | 3’371 |
| Variation des engagements | 621 | -4’208 |
| Variation des passifs de régularisation | -10 | 890 |
| #Flux de trésorerie relatif à l’exploitation | 30’963 | -11’581 |
| *Flux de trésorerie relatif aux opérations d’investissement | ||
| Investissements en placements de capitaux | -117’364 | -153’531 |
| Désinvestissements en placements de capitaux | 108’341 | 173’435 |
| Investissements en immobilisations incorporelles | 0 | -234 |
| Désinvestissements en immobilisations incorporelles | 0 | 0 |
| Investissements en immobilisations corporelles | -2’663 | -3’440 |
| Désinvestissements en immobilisations corporelles | 0 | 0 |
| Investissements en participations | 0 | 0 |
| Désinvestissements en participations | -248 | 45 |
| #Flux de trésorerie relatif aux opérations d’investissement | -11’970 | 16’274 |
| #Flux de trésorerie relatif aux opérations de financement | ||
| Variation des dettes financières à court terme | 0 | 0 |
| Variation des dettes financières à long terme | 0 | 0 |
| Flux de trésorerie relatif aux opérations de financement | 0 | 0 |
| #Somme des flux de trésorerie | 18’993 | 4’693 |
| *Variation de trésorerie | ||
| Trésorerie au 01.01 | 18’378 | 13’685 |
| Somme des flux de trésorerie | 18’993 | 4’693 |
| #Trésorerie au 31.12 | 37’371 | 18’378 |
| Chiffres en milliers de francs | Total bénéfices accumulés |
|---|---|
| #Capital propre au 01.01.2025 | 221’224 |
| Résultat net 2025 | 28’031 |
| *Capital propre au 31.12.2025 | 249’255 |
| Chiffres en milliers de francs | Total bénéfices accumulés |
|---|---|
| #Capital propre au 01.01.2024 | 194’541 |
| Résultat net 2024 | 26’683 |
| *Capital propre au 31.12.2024 | 221’224 |
Fil rouge 2025
Marc Ferrario, alias Mandril, est un dessinateur hyperactif vivant et travaillant à Neuchâtel. Cet artiste étonnant crée des mondes fantastiques ciselés au Rotring et lavis d’encre de Chine qui invitent le spectateur au cœur d’un imaginaire étrange, s’inspirant autant de la science-fiction que des univers fantastiques proches de l’imagerie de Jules Verne.